Sa fabrication

Bien que ce soit notre premier jeu vraiment généraliste, ce n’est pas le premier jeu que nous lançons. Depuis le premier, il y a 3 ans, nous sommes attachés à la démarche locale, ce qui ne veut pas dire tout fabriquer à Saint Lô, du moins pour le moment!

La plupart des jeux et jouets de grande série vendus en  France sont fabriqués en Chine. Parfois, c’est en Pologne que ça se fait, ce qui est déjà mieux. Dans le cas des produits Kerozenn, jeux et matériels de rééducation orthophonique, la conception, les maquettes et les tests sont faits à St Lô. Ensuite l’impression est confiée soit à un imprimeur normand, soit à un imprimeur européen frontalier, ce qui garantit du travail rémunéré justement, à des niveaux proches des salaires français. Les produits bruts imprimés reviennent à St lô où ils sont façonnés, c’est à dire découpés, pliés ou pelliculés par une petite structure. Puis vient l’assemblage. Et oui, les cartes ne sautent pas encore toutes seules dans les boîtes… Jusqu’à présent, nous assurions nous-mêmes ce travail fastidieux. Mais nous avons eu récemment du mal à concilier la création des nouveautés, les expéditions, l’assemblage, l’emballage (+ le boulot d’orthophoniste + être parents, etc). Du coup, nous avons installé un partenariat avec un ESAT local (Etablissement et Service d’Aide par le Travail)  et espérons voir perdurer cette solution qui a du sens.

Nous essayons d’améliorer le process en permanence, les dés viennent aujourd’hui d’Europe et espérons pouvoir les produire en France un jour, tout comme les boîtes métalliques quitte à passer à des modèles cartonnés si nous ne trouvons pas de solution pérenne. 

En vous expliquant tout ça, nous espérons vous permettre de mieux appréhender le chemin de croix que représente la production en petite série tout en conservant des prix proches des grands éditeurs !